Le débat sur la fin de vie revient à l’Assemblée Nationale

Publié le 8 avril 2021

L’Assemblée nationale doit examiner ce jeudi la proposition de loi du député Olivier Falorni pour une « fin de vie libre et choisie ».  Plus de 3 000 amendements ont été déposés.

Depuis des années le débat est en attente. Le député Centre gauche souhaite que “toute personne capable et majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, provoquant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu’elle juge insupportable”, puisse demander une “assistance médicalisée active à mourir”. Le temps d’examen de cette demande reste cependant limité à une seule journée, un vote reste donc incertain pour le moment.

Un projet de loi encadré

Olivier Falorni insiste sur le fait qu’il s’agisse d’un acte médical encadré. Le patient souhaitant se faire euthanasier devra transmettre sa demande auprès de son médecin généralisé, puis traitée par trois médecins dont un spécialiste de l’affection du malade. Ils devront vérifier que le patient se trouve dans une « impasse thérapeutique » et s’assurer du caractère « libre, éclairé, réfléchi et explicite » de sa demande afin de donner une réponse sous quatre jours. Si la réponse est positive, l’euthanasie sera effectuée dans les 24h en présence et sous contrôle du médecin.

Le projet de loi prévoit à cet effet une clause de conscience pour les soignants qui s’exempteraient de l’assistance médicalisée à la mort mais devraient immédiatement orienter le patient vers un autre spécialiste. Pour Olivier Falorni, il s’agit d’une loi de liberté pour le patient et pour le médecin qui reste cependant limitée aux maladies incurables.

Le débat promet d’être houleux car la manière de considérer cette fin de vie laisse de nombreux désaccords.


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